jeudi 10 mars 2011

Les Flippines II.

Boracay. Une plage de sable blanc comme neige chargee d'une serie de bars sans last call. Des journees ou les nuages se font timides, ou l'intelligence n'est pas la bienvenue, ou boire un autre cocktail fait bien du sens apres avoir termine le precedant, ou le sable te passe entre les orteils beaucoup plus lentement que le temps entre les doigts...

Boracay c'est aussi une faune de touristes bien heteroclite... Voici quelques groupes:

-Les Coreens et Chinois. Les plus nombreux. Ils sont en groupes et se font guider vers les restaurants et bars. Ils poussent le cliche du prenage de photo excessif a un autre niveau. Ils tentent, dans une maladresse desarmante, de prendre des photos en sautant dans les airs. Souvent une vingtaine de reprises sont necessaires. Ils utilisent un trepied pour prendre des photos d'eux-memes en lancant de l'eau dans les airs. Des photos du coucher de soleil avec un flash. On s'ennuie vraiment des cameras a pellicule et du traditionnel signe de peace.

-Les mononcles a l'allure douteuse qui se promenent main dans la main avec des jeunes Philippines (feminin de Philippin si je ne m'abuse) tout droit sorties d'un magasine. C'est une prostitution semblable a celle rencontree en Thailande, ou les quincagenaires se font croire pendant une semaine ou deux qu'ils sont en couple avec un mannequin. Et ils sont nombreux.

-Les semi-backpackers. Ils profitent de leur visa gratuit de 21 jours et les passent tous a Boracay.

-Nous. Il y a en quelques uns comme ca. Nous en repechons deux provenant du pays du meuble a monter, Viktor et Sofia. Ils voyagent avec nous depuis.

Notre soiree au Jungle Bar. A peine sommes-nous arrives que je marche sur un tube en plastique mou qui explose et projette les excrements qu'il contient sur ma jambe. Mabuhay (bienvenue)! Les gins-tonics (remarquez le "s" aux deux mots) y sont constitues de 4 onces de gin local et quelques timides gouttes de tonic. Apres une serie assez heavy de ces concoctions, Viktor danse un peu trop proche d'un arbre et se fait attaquer par un singe. En chemin vers les toilettes, je rencontre un cochon et je le flatte pendant 10 minutes. Je dis bye bye a Babe et nous montons sur un scooter taxi pour retourner a l'hotel.

Une competition de ski de fond en Suede s'appelle "Va Salopette".

Une petite journee de snorkeling autour de Boracay. On s'amuse avec les poisson-clounes. Sur une petite ile, une femme nous offre une visite des grottes: "You want to come inside?". Nous declinons. Lors de notre deuxieme plongee, nous rencontrons un serpent de mer. Nous le suivons. Puis, de retour sur la terre ferme, nous apprenons que ce dernier est extremement venimeux. Drole.

Les masques de singe sont toujours une recette gagnante. A notre petit bar prefere, nous remettons une medaille et un disque de Sidewalk a la serveuse.

Le dernier soir a Boracay, nous mangeons dans un buffet ou les palourdes et huitres sont a volonte (6 $). A volonte nous mangeons, mais je suis le seul a m'enfiler des palourdes. Nous arrosons le tout de quelques bieres, puis nous allons nous coucher avant le long trajet qui nous attend le lendemain. Depart de Boracay vers le nord de Luzon. Dans l'avion, mon estomac commence a faire des backflips. A l'aeroport, la chronique consistance se pointe le nez...

(peut contenir des traces de break)

Pas de toilette dans l'autobus de 11 heures qui nous amene de Manille a Banaue. A tous les arrets je pars a la course, les fesses serrees, vers les toilettes. Avez-vous deja laisse un bol de Sugar Crisps baigner dans le lait trop longtemps? Un peu plus tard, a mi-chemin, la nausee me prend. Puis, sans avertir, le riz prend le chemin du haut. Puisque je n'ai pas le temps de me trouver un sac, je me retrouve les bajoues gonflees tel un ecureuil aux premieres effluves d'hiver. Je me retourne vers PH et lui mime un sac avec mes mains en faisant des bruits (mmm mmm mmm)... ahhh la plus journee de transport de ma vie.


Notre periple a Sagada. Une belle petite ville dans les montagnes avec un couvre-feu a 21:00. La nourriture y est bonne et peu chere. Nous allons voir des terrasses de riz, des chutes, les cercueils suspendus a des falaises (tradition dans la region)... Nous allons demain vers Batad voir ses fameuses terrasses de riz.

Les gens s'impatientent derriere un des trois seuls postes d'internet du cafe que j'occupe. Plus de nouvelles lorsqu'elles viendront. Et quand je n'aurai pas de fusil a la tempe.

3 commentaires:

  1. Ha-Ha l'épisode du riz me rapelle une épisode qui comprends un bateau et des vagues honduriennes ( ?).

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  2. Bon ben c'est fait mon Macky, t'as été malade et c'est maintenant derrière, alors tu sais qu'à partir de maintenant tu peux licher le cul d'une chèvre sans être malade, pis ça, c't'une criss de bonne nouvelle non?
    Deuxième fucking tempête en 1 semaine icitte, verrat, en plus des 25 de dimanche dernier, yen a 20 de plus en train de tomber en ce moment...mother fucking cow, l'année passé, à pareille date, j'étais sur une terrasse. M'enfin.

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  3. Ça ne donne pas envie de manger des Sugar Crisps du coup...

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