Premier compte-rendu (avec dans les mains un smoothie a la mangue crinque de quelques onces de rhum local 12 ans a 4$ la bouteille)!
Se rendre aux Philippines, ca prend du temps. Des mamans avions. Des bebes avions. Dans un vol opere par Korean Air, PH fait la decouverte du bibimbap, un plat coreen traditionnel. Il aime pratiquement autant son gout que de prononcer son nom. Bibimbap.
Avec les multiples heures de sommeil accumulees durant le trajet, nous arrivons a Manille en pleine forme. La ville, malgre son minuit avance, bat son plein. Quelques bieres dans une rue adjacente, puis nous retournons a l’hotel pour la derniere consommation. Le gerant nous raconte ses problemes avec les coupures d’electricite, et alors que je me surprends a me dire que je meriterais un prix pour avoir ecoute son histoire plate, il nous lance: "Next beer is on me guys, an award for listening to my boring story".
Dans les rues, des vendeurs de toutes sortes. Queleques produits dignes de mention: Cialis, Viagra, tirer du fusil, et evidemment les femmes. A l’offre “you want young girls?”, je reponds que je recherche des femmes de 75 ans et plus. Ces marchands ne pourvoient pas le gout de l’experience.
Nous allons manger au Hobbit House. Un restaurant ou tous les serveurs sont nains. C’etait une experience grandissante (joke de mononcle pour Hugo). Les serviettes de table degageaient une forte odeur de solvant. De peur de me reveiller attache au sol comme Gulliver, encercle de gnomes qui en veulent a mes membres, je quitte la bouche grasse.
Chronique choses droles: Prendre une grosse bouchee de banane, et la bouche pleine, dire “banane”.
Avion jusqu’a Legaspi ou nous prenons un autobus dans les montagnes tachetees de rizieres jusqu’a Donsol. On y trouve une des plus grandes concentrations de requins baleines, les plus grands poissons au monde. Armes de masque-tuba-palmes, nous attendons le signal du capitaine du bateau. GO! On se lance. La visibilite est d’environ 4-5 metres. J’attends 10 secondes et… une bouche d’un metre de large apparait. Le monstre de 8 metres avance vers nous lentement. Le souffle coupe, je regarde vers PH qui regarde partout a la recherche… je lui tape sur l’epaule et lui pointe le requin qui se trouve a ce moment a 1 metre sous lui. Nous suivons notre nouveau camarade pendant quelques minutes avant qu’il plonge. De retour sur le bateau nous sautons dans les bras du capitaine en criant de joie. En deux jours, nous en avons vu une dizaine, nage avec 5-6… dont un de 10 metres.
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| La pose de lame sur les pattes de coq avant la bataille |
Une petite visite aux combats de coq, l’equivalent de la course de chevaux pour les Philippins. Des hommes dans l’arene prennent les paris des gens dans les estrades dans un chaos total, puis presentent les deux coqs qui visiblement ont des comptes a rendre car ils sont tous deux armes d’une lame sur la patte droite. Les batailles durent environ 20 secondes, et sont suivies d’une autre, puis d’une autre, pendant 3 heures. Coeur sensibles, s’abstenir.
Chronique consistance: A la quantite de riz qu’on mange, cette chronique risque d’etre bien monotone durant ce voyage. On essaiera la salade, mais je ne vous promets rien.
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| Un infin flippin |
Les enfants philippins. Ils nous saluent tous. Sans exception. “Hi”. “What’s your name?”. Ils jouent avec les dechets qui entourent leur demeure. Faire rouler un pneu. Gruger un cd. Et il y en a beaucoup. Lors d’une marche dans un quartier ou je semble etre le premier blanc a passer (ce que je devine au regard que les gens me jettent quand ils me voient), une bande de mamans avec leurs petits m’invitent a m’asseoir avec elles. Elles tentent tant bien que mal de me convaincre de marier une d’entre elles. Je leur explique qu’au Quebec il fait froid. Qu’il neige. Les compteurs d’eau. Mario Dumont. Rien a faire.
Suivant l’invitation de la proprietaire d’un bar a Donsol, nous allons nous taper un repas de barracuda avec nos accolites de plongee. PH se retrouve derriere le bar a enseigner quelques drinks au barmaid. Les tournees abondent. Le plancher se met a glisser sous nos pieds. La pluie bat son plein. Nous quittons le bar a 4:00 du matin, chambranlants, pour nous rendre a l’hotel . Sur la route longeant un champ de riz, une panne d’electricite nous plonge dans le noir total. Nous avancons tranquillement a tatons, dans de grands eclats de rire entrecoupes des commentaries de notre ami James “Man, this is hardcore”. Arrives a l’hotel nous faisons nos bagages et partons vers Legaspi a 5:30 pour prendre un avion jusqu’a Manille pour prendre un avion jusqu’a Caticlan, pour prendre un bateau jusqu’a Boracay, pour prendre un tricycle jusqu’a l’hotel. Le mal de tete nous a suivi tout le long. Un bel exemple de perseverance.
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| Boracay (beau) |
Nous sommes presentement a Boracay. J’ai mis une photo. Mais c’est plus beau en vrai. Vous etes tannes de lire. J’arrete.
Maky



Pas du tout tanné de te lire en passant. Continue, j'aime bien ta façon voir cette réalité des Philippines que tu nous balances avec humour:)
RépondreSupprimerAlain Roy
je seconde le commentaire d'Alain... :)
RépondreSupprimerToujours aussi romancier.
RépondreSupprimerJ'aimerais avoir ton talent de raconteur pour mon propre blog ! Mais entk ca a l'air pas mal cooooooooooool =) J'ai mangé une saucisse de kangourou pou toé. I love you brotha.
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerMon café, mon pyj, ma fenêtre givrée à grandeur (qui veut dire, habille-toé, y fait -10 dehors pis ça, c'est sans compter le vent).
RépondreSupprimerMerci de me sortir de cette réalité.
Quoiqu'en mentionnant Mario Dumont...
Aye, continuez votre beau voyage, on vous embrasse et j'ai hâte de te relire.
Bin bonne idée d'avoir un lien Facebook qui nous tape sur l'épaule pour nous dire que t'as écrit une autre tranche de vie.
Tu donneras un bec à PH.
Caro
Androu adore le blog.
RépondreSupprimerPas de chronique consistance par contre, mais ça viendra, j'ai confiance...
Continue de nous écrire!!