dimanche 20 mars 2011

Les Flippines III



Le riz. Je crois que nous avons fait le tour de la question. Des pousses, des plants prets a etre recoltes, dans des terrasses de boue, des terrasses de pierre, du riz blanc, du riz mauve, du riz a l’ail, du riz aux legumes… C’est probablement grace a tout ce riz que nous avons abandonne les Sugar Crisps pour perfectionner nos nigris (les preferes a Guy Fournier).

Afin d’eviter de tomber dans le Balzac, je resumerai les terrasses de riz de Batad, Banga-An (a dire aussi avec une bouchee de banane dans la bouche) et Banaue a un mot: BO! Nous nous deplacons d’une terrasse a l’autre en jeepney (hybride entre un autobus scolaire et un pick-up) sur une route semi-pavee ponctuee de villages de tole ou un vieux pneu semble suffir pour combler le bonheur des enfants. Un trek aux 4000 marches nous mene vers une enceinte ou se deverse une chute au pied de laquelle nous nous baignons. Au retour a Banaue, nous visionnons les images du Tsunami au Japon… A tous ceux qui ont vu voitures et maisons s’improviser bateaux, nos pensees sont avec vous.

Les chiens philippins, ca leur pique quelque chose de pas pire.

Retour a Manille a bord d’un congelateur sur roues. Neuf heures d’air climatise si fort que je porte manteau et tuque. A notre arrive vers 5h00 du matin, la ville est toujours bien effervescente et nous passons donc des terrasses de riz a la bonne vieille terrasse de biere pour un dejeuner ne se qualifiant pas pour le Guide alimentaire canadien.

Nous passons nos dernieres journees a Manille avec le couple de Suedois et un couple de Danois. Les olympiques scandino-canadiennes donnent alors leur coup d’envoi pour une serie d’epreuves allant de la partie de bowling aux jeux de boisson ou tous se donnent le mot pour me faire regretter d’etre ne (le jour de ma fete). Mon epreuve preferee: “The cockroach approach”. Dans un bar infeste de coquerelles, nous devons faire croire a quelqu’un autour de la table qu’une de ces bestioles se trouve pres d’elle/lui. Si la personne regarde et qu’il n’y a pas de coquerelle, elle perd. La quantite de cancrelats dans le bar rend toute intervention tres plausible. Le chic etablissement offre aux hommes le choix entre deux urinoirs: un qui deborde et l’autre rempli de vomi. Tres sophistique.

Un heureux malheur: se faire frapper par une ambulance.

Un vol nous amene sur l’ile de Palawan ou nous allons prendre un jeepney en direction de Sabang. La station de jeepney s’appelle “D’CHRIST”, un nom tout a fait approprie. Nous visitons la riviere souterraine de 8 km de long qui se trouve dans la jungle de Sabang. Dans le sentier du retour, PH passe a un poil et quart de marcher sur un(e) lezard(e) monitor(trice) de 1.5 m. Je peux vous dire que le coeur se tape tout un backflip. Nous montons dans un nouveau jeepney en direction nord. Dans le vehicule, une petite fille dit a sa mere qu’elle a envie d’uriner. Sa mere lui baisse les culottes et la tient a bout de bras par la fenetre du jeepney pour qu’elle se soulage la vessie. Nous arrivons a El Nido qui doit son nom aux nids d’oiseau qui y sont recoltes pour la conception de la fameuse soupe au nid. Et a El Nido, il fait bon vivre. Des falaises y emergent de l’eau pour creer un archipel incroyable dont nous avons visite quelques iles en bateau. La fenetre de notre chambre donne sur la baie et ses iles assises sur des plages paradisiaques. La connexion internet est un peu trop clounesque pour que je puisse ajouter des photos. Faites appel a Google si vous voulez voir de quoi ca a l'air.


Bon, c’est bien beau tout ca, mais je dois aller me faire masser sur le bord de la plage. Pouet.




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