samedi 26 mars 2011



C’est le cœur lourd que nous avons quitté El Nido. Mais aussi avec un certain soulagement. Nous commencions a connaître un peu trop de locaux et visiteurs qui, alors que nous retournions vers l’hôtel  pour dormir, nous arrêtaient pour un dernier verre ou quatre. Les serveurs avaient cessé de nous servir des verres de rhum au profit des bouteilles complètes. Les orteils d’un pied (plein de sable) suffisaient pour compter les heures de sommeil... Nous voici maintenant dans un havre de paix climatisé à Coron.

Lors de notre séjour à El Nido, nous sommes (ceci est vrai) partis en bateau pendant deux jours en compagnie d’un Danois et de (je vous assure que c’est vrai) quatre Suédoises. Des plages désertes dont une où il faut nager au travers d’un trou dans la montagne pour s’y rendre (Secret Beach Shhhhuttt!). Du snorkeling où nous allons mettre à l’épreuve la virilité des poissons-clounes qui défendent leur anémone. Nous établissons notre campement sur une plage, face à l’est, question de pouvoir admirer le lever de soleil, armés d’un nombre de bouteilles de rhum qui nous fera assurément regretter d’avoir voulu assister au dit lever de soleil. Une de ces soirées où on remet en question le dicton : « Vaut mieux en avoir trop que pas assez ». Ou le seul chemin mène au rhum. Une des (arrêtez de douter de mes dires) Suédoises entre dans la tente de deux de ses amies qui dorment et lancent : « Je ne suis pas une voleuse indienne, je veux seulement mon calendrier ». Ce genre de soirée.

Comment dire oui aux Philippines : Hausser les sourcils et basculer la tête légèrement vers l’arrière. Ou dire o-o.

Puisque nous sommes des motards invétérés, nous faisons l’acquisition de motos pour nous rendre à une autre maudite plage paradisiaque : Calitang. Une belle route de garenotte parsemée de ponts dont de grands segments sont manquants (plus avancés que le pont Champlain). Je me promène à pied dans le village de pêcheurs non loin de la plage où les gens me regardent comme si j’avais une girafe presbyte sur les épaules. Je prends quelques clichés d’enfants qui insistent pour que je fasse ainsi. Au retour, je vois et j’écrase le plus gros scorpion de ma vie. Il était rouge vin. Il était poison. Il était laid. Il était.

Chronique Jack Johnson : Tous ces artistes que les asiatiques assument que les occidentaux aiment. Qu’ils font jouer en boucle. Sans arrêt. Pour lesquels nous développons une haine telle que nous mettons une alarme en plein milieu de la nuit pour les haïr. En rafale : Bob Marley, Black Eyed Peas, Manu (Pa)Chao, Guns n Roses (Sweet Child of Mine)… Au moment d’écrire ces lignes, Banana Pancake de Jack Johnson joue pour la deuxième fois en une heure. Au GRAND désarroi de PH.
 
Hier je suis allé faire de la plongée sur trois épaves de la deuxième guerre mondiale, dont une à 42 mètres de profondeur. Des navires japonais maintenant couverts de coraux et dont l’habitacle est colonisé par des poissons colorés dont le nom n’est pas important. Fun Plus!

Ceci étant dit, je vous laisse avec ma nouvelle expression préférée lorsque je vais pousser l’oisillon hors du nid : « I gotta drop the kids at the pool ».

À bientôt, un peu trop.

1 commentaire:

  1. Tes photos: envie aigue de partir...et ton bout sur la musique qu'on est supposé aimer: tordant!
    Amusez-vous les kids et revenez pas trop vite, ça l'air bin trop le fun votre affaire. Caro xxx

    RépondreSupprimer